Le Langage de l’AMOUR
Il y a quelques semaines, j’ai eu une séance de fasciathérapie 1️⃣ 2️⃣. Je vais chez une fasciathérapeute, deux fois par an. Alors que je me trouvais sur la table de « massage ». La fasciathérapeute me parle du livre qu’elle lit actuellement. C’est sur le « slow-sex ». Pour avoir déjà eu avec elle des échanges sur des sujets intimistes, c’était étonnant d’introduire, sans mauvais jeu de mots, le « slow-sex » dans la conversation.
Avant d’aller plus loin dans le propos du présent texte, je me « dois » d’expliciter ce qu’est le « slow-sex ». Je dirais que c’est une manière d’aborder la sexualité en prenant vraiment son temps. Au lieu d’aller vite vers « le but », les partenaires se concentrent sur les sensations, le moment présent et la connexion avec l’Autre. La douceur, l’écoute, la lenteur sont privilégiées plutôt que la performance ou la rapidité. Il s’agit plus de ressentir que de « réussir » quelque chose.
C’est faire attention à la respiration. C’est prendre le temps de découvrir le corps de l’autre. C’est communiquer davantage. Parfois, il n’y a même pas d’objectif précis comme une jouissance ou un orgasme. Simplement juste partager un moment intime. D’une certaine façon, c’est ralentir pour mieux ressentir et être plus connecté. Dans le texte « De la sexualité à la sensualité », sans le savoir, j’avais déjà parlé de « slow-sex ».
Ainsi, le « slow-sex », ce n’est pas être dans l’acte parfois bourrin, brutal, irrespectueux qui peut exister dans certaines relations. En fait, faire l’AMOUR, c’est faire preuve d’un Acte d’AMOUR. Alors, Âmie Lectrice, Âmi Lecteur, tu vas me dire : « Comment va-t-il passer du slow-sex au langage de l’AMOUR ? ». Ma réponse est que je ne sais pas encore comment je vais faire cette transition. Quoiqu’en écrivant, cette transition arrive.
Que serait un Acte d’AMOUR authentique, sincère, respectueux sans avoir un langage commun ? Ainsi, si quelqu’un me demandait quel est mon Langage de l’AMOUR, je dirais : « Rester ». Non pas rester par habitude ou par peur du vide, simplement rester comme on choisit une voie intérieure, comme on s’enracine dans une présence qui ne dépend ni des saisons ni des humeurs.
Rester quand les mots manquent, quand les silences s’étirent, quand l’Autre ne nous renvoie plus l’image que l’on avait connue. Rester quand tout est simple, presque trop simple, quand rien ne brûle ni ne déborde et que l’Amour prend la forme discrète d’un quotidien partagé. Rester quand la Vie fait que l’Autre n’est plus apte physiquement, n’est plus présent émotionnellement, n’est plus en capacité de communiquer.
Car il existe un Amour qui ne fait pas de bruit. Un Amour qui ne cherche pas à prouver, à convaincre, à séduire sans cesse. Il est là, comme une lumière douce qui ne vacille pas à chaque vent. Il choisit la constance plutôt que la facilité, la profondeur plutôt que l’intensité passagère. Il comble les creux par les pleins. Il ne court pas après les sommets, il habite les vallées. Et, dans ces vallées, il apprend la patience, l’écoute, la fidélité à ce qui est Vivant, même quand cela semble ordinaire.
Rester, c’est dire : « Je te vois au-delà de tes éclats et de tes ombres. Je ne me retire pas à la première fissure ». C’est honorer ce qui se construit lentement, presque invisiblement, comme une racine qui s’enfonce dans la terre pour soutenir l’arbre quand viendront les tempêtes. C’est comprendre que l’Amour Véritable ne cherche pas toujours à s’élever. L’Amour Véritable, c’est simplement respecter, tenir, accompagner, porter, durer.
En même temps, rester n’est pas se perdre. Ce n’est pas s’effacer devant la douleur, la souffrance, ni accepter ce qui détruit l’Être sous prétexte d’aimer. Là où il y a irrespect, violence, domination, peur, emprise, il n’y a plus d’amour qui élève, seulement des chaînes qui retiennent. Et l’Amour, dans sa vérité la plus profonde, ne retient pas, il libère. Il ne brise pas, il protège. Il ne fait pas taire, il permet d’Exister.
Alors rester, oui. Oui uniquement rester là où la Vie circule encore. Là où le Respect respire. Là où l’on peut être pleinement Soi sans se diminuer pour être Aimé. Car le véritable Langage de l’Amour n’est pas de s’accrocher à tout prix. C’est de reconnaître ce qui mérite d’être nourri. C’est de reconnaître ce qui doit être laissé derrière Soi pour que l’Être puisse continuer son chemin.
Rester, finalement, c’est un Choix Sacré. Pas celui de la peur de perdre, uniquement celui de la fidélité à ce qui est Juste, Vivant, et aussi bien profondément HUmain que Divin.
(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD)
(Illustration : Image générée)
(Musique lors de l’écriture : Klaus Schulze – 2024 – 101, Milky Way)
1️⃣ : La fasciathérapie est une thérapie manuelle qui mobilise les ressources et les capacités du patient pour faire face à la maladie. Connectés les uns aux autres, ils forment un réseau complexe reliant le sommet du crâne aux orteils et allant de la superficie de la peau jusqu’à l’intérieur de la cellule. Cette continuité fasciale ou tissulaire aujourd’hui démontrée permet d’expliquer qu’un problème situé dans une partie du corps puisse avoir des répercussions à distance. Par leur étroite relation avec le système nerveux central, ils participent à l’interconnexion corps/psychisme. Cette voie de communication permet d’expliquer comment les tensions fasciales soient impliquées dans l’anxiété, les réactions émotionnelles et de stress et plus largement dans l’équilibre somato-psychique (extrait du site https://fasciafrance.fr/fascia-la-fasciatherapie/) ;
2️⃣ : J’en avais parlé dans le texte « Au Bord du Monde ».

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