Le Petit Monde ?
Dans le texte précédent, j’avais parlé de l’expérience de Stanley Milgram sur l’obéissance et j’avais indiqué que je parlerai d’une autre expérience appelée l’expérience du petit monde.
Ce matin-là, à la future écriture du présent texte, je faisais la vaisselle. Je regardais par la fenêtre de la cuisine, le superbe magnolia planté, il y a plus de 25 ans. Il y a tellement de branches, de ramifications, de fleurs, issues d’un seul tronc commun. Et c’est à ce moment-là, en voyant cette « hiérarchie » que le petit monde est revenu.
Voici la description de l’expérience telle qu’elle est présente sur Wikipedia. Je donne cette description, par facilité, afin de ne pas oublier d’éléments qui seraient « importants » pour la suite du présent texte.
Chaque personne qui s’est portée volontaire pour servir de personne de départ a reçu un dossier contenant un document, qui a servi d’outil principal à l’enquête. Brièvement, le document contient :
- Le nom de la personne cible ainsi que certaines informations la concernant. Cela permet d’orienter les participants vers un individu spécifique ;
- Un ensemble de règles pour atteindre la personne cible. La règle qui est probablement la plus importante est la suivante : « Si vous ne connaissez pas personnellement la personne visée, ne tentez pas de la contacter directement. Au lieu de cela, envoyez cette lettre à une personne que vous connaissez personnellement et qui est plus susceptible que vous de connaître la personne visée… il doit s’agir d’une personne que vous connaissez par son prénom ». Cette règle met le document en mouvement, le faisant passer d’un participant à l’autre, jusqu’à ce qu’il soit envoyé à quelqu’un qui connaît la personne cible ;
- Une liste sur laquelle chaque personne de la chaîne écrit son nom. Cela permet à la personne qui reçoit le dossier de savoir exactement qui le lui a envoyé. La liste a également un autre effet pratique : elle évite que le dossier ne tourne en boucle entre les participants qui ont déjà servi de maillons dans la chaîne, car chaque participant peut voir exactement quelle séquence de personnes a abouti à sa propre participation.
En plus du document, le dossier contient 15 cartes-réponses professionnelles ou cartes « traceurs ». Chaque personne qui reçoit le dossier prend une carte, la remplit, nous la renvoie et envoie les cartes restantes avec le document au lien suivant.
Ainsi, peu à peu, le dossier avançait, passant de main en main, d’un individu à l’autre. Ce qui étonna Stanley Milgram, ce fut la brièveté du chemin. Au départ, il avait prévu 15 « points » intermédiaires comme un maximum. Il avait déjà, peut-être, une intuition, une idée que le nombre de liens seraient plus petits.
Toujours est-il, qu’au vu de son expérience, il a constaté qu’en moyenne seulement quelques intermédiaires suffisaient pour relier deux individus, deux inconnus à travers tout un pays. Cette moyenne était de six degrés de séparation. Dit d’une autre façon, il en a déduit que le monde humain est tissé d’un réseau si dense que chacun·e peut atteindre n’importe qui à travers une chaîne étonnamment courte de relations.
À l’époque de Stanley Milgram, point de réseaux sociaux. L’expérience prenait son temps et était dépendante du service postal. Cependant, les réseaux sociaux ont rendu plus perceptible cette toile de liens. En quelques clics, on découvre que l’ami d’un ami connaît quelqu’un qui vit à l’autre bout du monde. Les distances géographiques s’effacent dans une cartographie relationnelle où chaque personne est un nœud, un pont, relié à d’autres. L’intuition de Stanley Milgram devient alors presque une expérience quotidienne car nous voyons apparaître les chemins invisibles qui nous relient. Mon Âmie Nathalie, qui se reconnaîtra, en a fait l’expérience avec son tableau de relations entre les personnes avec lesquelles elle est en interaction.
Comme j’écris sur la Spiritualité, mon questionnement est le suivant : « Puisqu’il existe des liens physiques ou informatiques, existe-t-il des liens spirituels ? ». La réponse est évidemment « Oui » avec tout ce que j’ai déjà écrit sur le fait que nous soyons toutes et tous reliés.
(aparté : dans le texte « Terra Nova », j’avais écrit un extrait d’un échange avec l’Archange Sandalphon : « Notamment dans ce que vous faites aujourd’hui et qui vous semble faible, mais qui ne l’est pas autant que çà. Car les messages que vous répandez aujourd’hui toucheront une ou deux personnes qui, elles, ont une rayonnance planétaire. Donc, n’ayez crainte du nombre, entre guillemets, de personnes qui vous lisent ou vous suivent. Parfois nous ne savez pas l’impact de très courts messages sur une très grande planète »).
Dans l’expérience de Stanley Milgram, les lettres circulant de personne en personne ne font que révéler une proximité qui était déjà là. Les chaînes de relations humaines deviennent le reflet d’un tissu invisible de Conscience, de Présence. Ce que l’expérience du petit monde mesure en degrés de séparation, la Spiritualité le perçoit comme une Unité Essentielle.
Ainsi est-ce que le petit monde n’est qu’un masque, un voile empêchant de voir que nous sommes toutes et tous, sans le savoir, en interaction avec chacun·e. Chaque Être Humain serait alors comme une cellule dans un organisme immense, une étincelle dans une même Lumière. Les rencontres, les amitiés, les amours, les chemins qui se croisent ne seraient que les manifestations visibles de cette réalité.
En fait, la véritable révélation n’est pas que le monde est petit, simplement qu’il est déjà UN. Si chacun de nous porte, en Soi, une parcelle du Divin alors la distance entre les Êtres est une illusion. Il n’y a pas six degrés de séparation entre nous. Il n’y a qu’une seule Présence qui se reflète dans d’innombrables visages. Le petit monde n’existe pas vraiment. Nous ne sommes pas simplement dans le monde. Nous sommes déjà le Monde lui-même, se découvrant à travers chacun de nous.
Chaque Être Humain est un nœud de Conscience.
Chaque relation est un fil du tissu Vivant du Monde.
(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD)
(Illustration : Image générée)
(Musique lors de l’écriture : K A B – 2024 – Wave After Wave)

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