« Luna »
(sous-titre : Protection du Vivant)
Julia Lorraine Hill (connue sous le nom Julia « Butterfly » Hill, Julia « Papillon » Hill), née le 18 février 1974, est une militante écologiste américaine. Elle est principalement connue pour avoir vécu pendant 738 jours à Redwood en Californie en haut d’un séquoia d’environ 1 000 ans, pour empêcher que cet arbre ne soit abattu. Elle est l’auteure du livre « The Legacy of Luna » qui retrace cette aventure, Luna étant le nom donné à ce séquoia. Elle est aussi coautrice de « One Makes the Difference » 1️⃣.
À l’âge de 22 ans, Julia subit un grave accident de la circulation. La voiture qu’elle conduit est percutée par le véhicule d’un conducteur sous l’emprise de l’alcool. Le volant de sa voiture la blesse à la tête et il lui faut une année de rééducation pour parler et remarcher normalement. Après ces épreuves, Julia se lance dans une quête spirituelle, qui l’emmène vers une cause environnementale : la lutte pour éviter la destruction des forêts du comté de Humboldt en Californie 1️⃣.
La suite se trouve sur différents sites. Il n’est pas question ici de recopier l’entièreté des informations résultant de l’investissement de Julia dans la « Protection du Vivant ». Je parle, j’écris souvent d’Être Vivant. Être Vivant ne se résume à notre Vie Humaine. Tout ce qui nous entoure fait partie de l’écosystème « Vivant ».
Çà veut dire quoi « Protéger le Vivant » ? Le « Vivant », c’est comme un édifice sans murs, sans parois, sans frontières. Les arbres en seraient les piliers, les rivières les vitraux, les animaux les accompagnants, les rochers la stabilité. Ainsi, beaucoup marchent dans cet édifice, chaque jour, sans toujours lever les yeux. Ils sont rivés sur leurs outils, leurs dépendances, leurs addictions. Pourtant, il suffit d’un instant de Silence pour sentir que Tout respire avec Soi.
« Protéger le vivant », ce n’est pas forcément accomplir un acte spectaculaire. C’est choisir, le matin, une gourde plutôt qu’une bouteille jetable. C’est planter une graine dans une jardinière minuscule et la regarder fleurir. C’est réparer plutôt que remplacer, ralentir plutôt que consommer, écouter plutôt que dominer. Ce sont des gestes simples, modestes, ordinaires, tellement ordinaires. Pourtant, ce sont ces gestes qui tiennent la forêt debout.
Nous vivons dans un monde qui va vite, très vite, trop vite. Pourtant le Vivant, lui, évolue lentement. Il demande Patience, Présence, Confiance. Arroser une plante, trier ses déchets, soutenir un producteur local, éteindre une lumière inutile, marcher au lieu de prendre sa voiture, tous ces actes semblent minuscules à l’échelle de la planète. Pourtant ! Pourtant, ils sont comme des gouttes d’eau sur un rocher. À force de constance, de persévérance, ils sculptent un autre paysage.
Et si la « Protection du Vivant » commençait par le regard. Regarder un arbre comme un témoin et non comme un objet. Regarder un insecte comme un messager non comme une nuisance. Quand le Regard change, le Cœur suit. Et quand le Cœur s’ouvre, la main agit autrement.
Toutes et tous sommes les gardien·ne·s d’un jardin qui ne nous appartient pas. Nous y sommes invités pour un Temps. Notre responsabilité n’est pas de tout posséder, uniquement de transmettre. Chaque génération reçoit la Terre comme une Flamme. Si elle la couvre d’attention, la Lumière demeure. Si elle l’expose à l’indifférence, elle vacille.
Ainsi comme Julia, « Protéger le vivant », c’est simplement tenir bon. Refuser de participer à ce qui détruit. Dire non avec douceur et, en même temps, fermeté. Choisir la cohérence plutôt que la facilité. Être comme un arbre qui plie sous l’orage sans rompre, enraciné dans une conviction profonde : « La Vie mérite d’être défendue ».
Nous ne sommes pas séparés de ce que nous protégeons. Nous sommes faits de la même eau que les rivières, du même souffle que les forêts. Prendre soin du monde, c’est prendre soin de notre propre respiration. Quand nous soignons la Terre, nous guérissons quelque chose en nous.
Et peut-être qu’un jour, en regardant autour de nous, nous verrons que nos petits gestes répétés ont formé une clairière. Un espace plus doux, plus habitable. Une promesse silencieuse que le Vivant, respecté, honoré, répond toujours par l’Abondance et la Paix.
(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD)
(Illustration : Image générée)
(Musique lors de l’écriture : The Plastic Retreat – 2026 – The Tale of the Backwards Bird)
1️⃣ : Wikipedia

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