Nefelibata

« Nefelibata » est un mot portugais signifiant littéralement « celui qui marche sur les nuages ».

C’est un mot qui est apparu sur mon fil d’actualités. J’ai donc fait quelques recherches.

C’est un mot qui vient du grec ancien « nephélē » signifiant « nuage » et « bátēs » signifiant « marcheur ». En d’autres termes, « marcheur de nuages ». Et, bien évidemment, ceci me parle. Surtout que mon Frère Léon m’avait dit, un jour, que j’étais un marcheur au grand Cœur.

« Nefelibata » est utilisé pour qualifier ceux qui vivent selon leurs propres codes, parfois incompris, souvent libres, et rarement pressés d’entrer dans une case. Et, à nouveau, ceci me parle.

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai constaté que j’avais une résistance à entrer dans une case, dans un moule, dans un système. Ceci m’a valu beaucoup de problèmes, surtout, avec l’autorité qu’elle soit familiale ou professionnelle. Ce n’est pas un refus du monde, c’est simplement que je n’ai jamais su « marcher » autrement. Et j’ai été souvent incompris.

J’ai constaté qu’avec le temps, je traverse, de plus en plus la Vie, ma Vie, avec un pas léger, parfois incertain, souvent silencieux.

Des personnes m’ont déjà demandé ce que je fais, où je vais, pourquoi je ne suis plus pressé. Certaines me regardent comme si je flottais, comme si je rêvais, comme si je manquais de sérieux, comme si je n’étais pas ancré. Pourtant, je n’ai jamais été aussi Présent (mon maître-mot pour cette année) que lorsque je marche sans plan, sans cartes, sans trajectoires rigides. Je ne vais pas quelque part. Je me laisse traverser par ce qui est Vivant, Ici et Maintenant.

Je ne cours plus après les réponses même si j’ai encore des questionnements. Je préfère les espaces, les grands espaces. Je sais que certaines vérités, certains chemins ne se dévoilent que lorsqu’on cesse de les poursuivre. Alors j’avance à mon rythme, un pas après l’autre, mes petits pas japonais.

C’est mon rythme qui n’est régi ni la peur de manquer, ni par le besoin de prouver. Je prends le temps de sentir, de ressentir, d’écouter, de laisser mûrir ce qui ne peut pas être forcé. Un peu comme un fruit qui est arrivé à juste maturité.

Ma Liberté ne fait pas de bruit. Elle se manifeste maintenant dans mes refus polis, dans mes silences assumés, dans ma capacité à rester « flou » pour les autres sans me perdre moi-même. Je ne cherche plus à être compris à tout prix.

Je sais que ce qui est vivant, en Moi, ne supporte pas l’enfermement. Fini les rôles, les personnages, je garde, d’une certaine façon, les fenêtres ouvertes de ma Maison. Je ne me confonds pas avec ce que je fais, ni avec ce qui est projeté sur Moi.

À ce stade de l’écriture, me revient une vidéo récente. J’avais une photo dans un décor hivernal et j’ai demandé à l’IA de mettre en mouvement cette photo et de me faire prononcer avec une voix chaude et masculine : « Je te Vois. Belle Journée dans la Douceur du Cœur ». Je l’ai posté et beaucoup de personnes m’ont répondu : « Je te Vois » (référence assumée au film Avatar). Cependant, mon Amie Nathalie (qui se reconnaîtra) m’a répondu : « Je ne te vois pas ». Et elle a raison car, sur cette vidéo, ce n’est pas ma voix, ce n’est pas moi en tant que tel. C’est une représentation de moi, certes bien faite, et, en même temps, ce n’est pas moi. C’est comme « Ceci n’est pas une pipe » de René Magritte dont le titre original est « La trahison des images ».

Tout ceci, pour en arriver que, Spirituellement, je marche entre les mondes. Je suis à la fois ancré et « perméable », solide et « poreux ». Je laisse circuler le visible et l’invisible, le dense et le subtil, la forme et l’informe. Je n’ai plus besoin de certitudes pour avancer.

Ainsi, « Être Nefelibata », pour moi, c’est accepter d’être parfois perçu comme absent alors que je suis profondément Présent. C’est avancer avec de la légèreté. C’est préférer la Justesse à la conformité, la Vérité Intérieure à une sécurité illusoire d’un cadre.

Oui ! Je marche sur les nuages.

Et c’est ainsi que je reste en contact avec l’Essence-Ciel.

(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD)
(Illustration : Image générée)
(Musique lors de l’écriture : Le Silence)

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