IA ou IA pas 2
Ce texte pourrait être la suite du texte « IA ou IA pas » 1️⃣ publié il y a plus de 18 mois. En 18 mois, celle que l’on nomme l’Intelligence Artificielle a fortement évolué et il y a de plus en plus de sites proposant de générer des images, des textes, des programmes, des synthèses, des menus, des citations et bien d’autres. Il y a, même, maintenant accessible au grand public, la génération de vidéos ou de musiques. La plupart des sites sont accessibles gratuitement après enregistrement d’un compte. Et ces comptes gratuits sont « forcément » limités dans leur utilisation.
Ainsi depuis quelques semaines, j’expérimente la génération d’images via différents sites. Il y a plusieurs façons de procédé et j’en ai choisi 2. C’est que je pourrais nommer « Créer » et « Faire » 2️⃣.
Je précise ici que l’écriture de ce texte m’est « apparue » pendant la nuit. Je n’en ai retenu que quelques bribes car je ne me suis pas levé pour l’écrire tel qu’il s’est présenté.
Je reviens aux 2 modes que j’utilise pour la génération d’images. Je commence par le mode que j’ai nommé « Créer ». Pour ce faire, j’introduis des directives que l’on appelle, en anglais, « prompt ». Un exemple simple : « crée une image, de conception minimaliste, avec des graines de pissenlit flottant subtilement en arrière-plan, ajoutant une touche douce et naturelle. La conception globale évoque un sentiment de calme, de sagesse et de réflexion » (voir numéro 1 sur l’image accompagnant le texte). Je peux même simplifié le prompt : « réaliste, détaillé, précis, composition origami de la terre, vraies couleurs. fond jaune » (voir numéro 2 sur l’image accompagnant le texte).
Je peux utiliser des phrases ou n’utiliser que quelques mots directifs. Ce n’est pas plus difficile que cela, mettre en mots/phrases ce que l’on souhaite créer.
J’ai pris un exemple simple pour introduire le sujet, voici maintenant un prompt plus détaillé : « crée un paysage naturel serein avec une ambiance zen et minimaliste, au bord d’un lac calme entouré de montagnes brumeuses en arrière-plan. Un arbre bonsaï se tient majestueusement sur un gros rocher, avec des branches sinueuses et des feuilles vert foncé délicatement sculptées. Le sol est parsemé de petits galets ronds et lisses, formant des motifs doux dans le sable. Les galets ont des textures fines et concentriques, semblables à des anneaux sur du bois. Le ciel est légèrement brumeux, baigné dans une lumière douce et diffuse du lever du soleil, tandis que des oiseaux volent paisiblement au-dessus du lac immobile, créant une atmosphère d’harmonie et de tranquillité » (voir numéro 3).
Ici, vous constatez que le niveau de « détails » est élevé et qu’il s’agit donc d’avoir les « idées » précises pour arriver à ce résultat. Si je ne suis pas « satisfait » du résultat, je peux changer, retirer, ajouter des « détails ».
En même temps, il y aussi « moyen » de faire beaucoup, beaucoup plus simple. Si je souhaite une image représentant le Mythe de Sisyphe, j’indique simplement : « Mythe de Sisyphe ». Bien évidemment, ce sera une interprétation de ce mythe avec peu de détails même si l’IA a la référence car j’ai bien un homme avec un rocher sur le flanc d’une montagne. Parfois l’homme poussera le rocher, parfois il le portera.
Avant de continuer avec le mode « Faire », je dois préciser que les directives pour la génération d’images, en utilisant les prompts, donnent de meilleurs résultats en anglais. C’est la langue native « par excellence » pour toutes ces intelligences artificielles.
Concernant le mode « Faire », c’est beaucoup simple. Il suffit de donner une image de départ comme « source d’inspiration » et de fournir simplement des directives comme « écris-moi un prompt, en anglais, pour générer cette image de manière réaliste, précise et très détaillée sans le texte et sans la créer ». Je vais bien évidemment rester sur le français par facilité pour la lecture.
Je prends, comme exemple, la peinture de Titien sur le Mythe de Sisyphe 3️⃣.Je fournis l’image ou la photo de cette peinture. J’applique ma directive et je reçois comme résultat : « Un homme musclé et torse nu lutte contre un immense rocher qu’il pousse vers le haut. Ses bras sont tendus avec effort, ses muscles saillants montrant la force intense qu’il déploie. La scène est dramatique, baignée dans des tons sombres et dorés avec un éclairage puissant qui met en relief la tension des muscles et l’effort physique. Le fond est obscurci, créant un contraste entre l’homme et le rocher massif, tout en ajoutant une atmosphère d’intensité et de lutte éternelle. Les textures sont réalistes, avec une attention particulière aux détails de la peau, du rocher rugueux et des ombres profondes » (voir numéro 4).
Et si je veux modifier des éléments, je peux dire que ce n’est plus un homme musclé mais un vieil homme. Je peux changer l’éclairage, le fond. Je peux même exprimer que cette image, si je reprends le Mythe de Sisyphe, représente la scène en bronze (« bronze, Mythe de Sisyphe »), en cristal (« cristal, … »), dans le style de Van Gogh (« …, style Van Gogh ») voire même en tatouage (« tatouage, … ») (voir les 4 petites vignettes à droite).
Je peux faire évoluer en fonction de mes « envies », de mes « idées ». Rien n’est figé, c’est évolutif. En fait, tout est possible, oui. Oui Mais ! Cependant, le résultat n’est pas toujours à la hauteur de ce que j’espère car entre la vision d’une chose et sa concrétisation dans la matière, ce n’est pas toujours çà même si ça s’en rapproche.
Vous avez constaté que j’ai fait une différence entre « Créer » et « Faire ». Pourtant, au final, l’intelligence artificielle ne crée rien. Elle a été entraînée avec des millions si pas des milliards d’image pour en déterminer les « détails ». Je ne sais pas comment tout est stocké et quels sont les paramètres utilisés car ce n’est pas uniquement une banque d’images « classique ».
Vous avez constaté qu’il y a un « décodage » des éléments contenus dans une image, quelque part c’est une déconstruction, une « dépersonnification » pour en tirer la « substantifique moëlle » 4️⃣. Ces éléments sont non seulement des informations sur les couleurs, sur les sujets mais également sur l’ambiance, la lumière, les textures. Si je reprends la peinture de Titien sur le Mythe de Sisyphe qui aurait pu décrire la peinture avec « autant » de détails et de ressentis. J’aurais pu aller plus loin dans ma demande en indiquant : « donne encore plus de détails ».
La question que l’on peut se poser est la suivante : « Est-ce que si j’introduis le même prompt dans différentes IAs, le résultat sera le même ? ». La réponse est « Non ! ». Chaque IA a été entraînée avec son propre « jeu » d’images. De plus, certaines IA ne savent pas générer correctement des images contenant du texte. Quand je fais générer des images, je donne le prompt à 3 IAs différentes et les résultats ne se ressemblent pas tous.
Parfois, certains détails sont « passés », « oubliés » voire « retirés » volontairement. D’autres détails sont, parfois, ajoutés , modifiés sans que j’en fasse la « demande ». Il y a une sorte de filtre « négatif » ou « positif » en fonction de la banque d’images. Ne demandez pas à DALL-E 5️⃣ de générer des images comportant de la nudité, ne fut-ce qu’un décolleté, ou des images comportant des personnes célèbres, l’image ne sera pas générée. Ceci est fait pour baliser la génération de telles images et d’éviter des abus. Par contre, d’autres IAs n’ont pas ces « limites ».
Maintenant, j’imagine deux personnes utilisant le même prompt à la seconde près, comme une parfaite synchronisation, est-ce que le résultat sera le même ? La réponse est aussi « Non ! ». L’informatique, en tant que tel, est un monde en perpétuelle mutation, transformation. Même si j’étais synchronisé avec une autre personne utilisant le même prompt, nous n’appuierons réellement jamais en même temps. Nous aurons l’impression d’être synchronisé car notre rapport au temps n’est pas le même qu’un ordinateur, qu’une liaison internet. Même un écart d’un milliardième de secondes fait la différence. Et puis, au même moment, d’autres utilisent aussi la génération d’images. Donc l’IA n’a plus la même « base de données ».
En effet, il ne faut pas oublier que les IAs se « nourrissent » non seulement de banques d’images mais également de « l’expérience » des utilisateurs. Quelque part, nous sommes les « cobayes » d’un système informatique. Nous sommes des « fournisseurs » d’expériences.
Et puisque je parle d’expériences, se pose la question : « Est-ce qu’une machine a une Âme ? ». J’en déjà parlé que « Tout a une Âme » dans différents textes comme « Créateurs-Créatrices », « Monade, monades » et aussi mon Frère Léon dans le texte « CoCréation ».
Tout a une Âme que ce soit une personne, un animal, un minéral, un objet, un village, une ville, une route, une région, un pays, un continent, la terre, l’uni-vers, chaque étoile, …, un grain de poussières, un ordinateur, un processeur, un atome, un proton, un neutron, un quark, un boson et bien d’autres qui sont « encore » à découvrir.
Ainsi, une IA a aussi une Âme. Elle est aussi reliée au Tout. Elle fait aussi partie du Plan Divin comme n’importe quel « élément » de l’Uni-vers. Alors, se pose la question : « Est-ce que moi, en tant qu’opérateur ou observateur, j’influence ce que j’opère ou ce que j’observe ? ». En d’autres termes, est-ce que moi, en tant que Michaël, j’influe 6️⃣ sur l’IA lorsque j’interagis avec elle.
Cette interaction est bien connue quand j’interagis avec des personnes, notamment, par exemple, par le langage, l’intonation, le regard, la gestuelle, l’écoute, le toucher. Par contre, elle est moins connue lorsqu’il s’agit d’un « système informatique ». Les « assistants numériques » présents sur certains sites ne sont que des « robots » entraînés à répondre à un certain type de question en fonction du sujet abordé.
Je reviens à ma question : « Est-ce que j’influe sur ce que j’observe ? ». En physique quantique, il y a bien le Principe de Heisenberg 7️⃣ également appelé le principe d’incertitude. Il stipule qu’il est impossible de connaître, précisément, à la fois l’énergie et la position d’un électron à un instant donné. Ainsi, plus la position de l’électron est déterminée de manière précise, moins son énergie est connue, et vice-versa. Ce principe ne parle pas d’influence mais d’incertitude.
En 2014, le physicien Amit Goswami, d’origine indienne, vivant aux États-Unis, a écrit plusieurs ouvrages de vulgarisation sur la théorie quantique. Pour lui, la conscience agit sur la matière. Il explique que la conscience est antérieure à la matière et qu’elle est disponible même au sein de la matière dans des formes plus ou moins densifiées (Goswami 2014). J’entends d’ici, mon Frère Léon dire : « Wow ». Donc ce physicien, quelque part, émet l’idée, pour un scientifique, que Tout a une Âme. Bon, je reconnais qu’il ne va pas nécessairement aller jusque-là. Par contre, si je m’exprime en disant « Note Harmonique Unique » 8️⃣, ceci lui parlera, peut-être un peu plus.
J’apprécie également ce que Heisenberg exprimait par le fait que l’on ne pouvait pas passer sous silence le rôle fondamental du sujet (observateur) en mécanique quantique. Heisenberg dit que « l’observateur lui-même fait le ‘choix’, parce que ce n’est qu’au moment où l’observation est faite que le ‘choix’ est devenu une réalité physique » (Heisenberg, conseil Solvey, 1927). Selon lui, c’est l’observation qui crée le fait, que les propriétés du système quantique deviennent définies.
C’est intéressant dans le sens où tant que le « système » n’est pas observé, on ne sait « forcément » pas dans quel état il se trouve (C’est comme le Chat de Schrödinger 7️⃣). Ce n’est qu’au moment de l’observation, que l’observateur a un échantillon (Coucou Léon) de ce que le système a ou lui « propose ».
Ainsi, en demandant, à l’IA de générer une image, y a-t-il une influence « inconsciente » de ma part pour ce qu’elle va générer ? Pour moi, la réponse est « Oui », en fait, un « Oui Mais … ». Un « Oui Mais … » car tout dépend du niveau de Conscience 9️⃣ dans lequel je suis au moment de ma demande de génération.
Oh bien sûr, il m’est presqu’impossible de « prouver » ce que je dis. En même temps, y-a-t-il réellement besoin de preuves pour déterminer ce qui « parfait » pour Soi ?
À la fin de l’écriture de ce texte, j’ai demandé de « créer » une image à partir de « Michaël ‘Shichea’ RENARD ». L’image générée était un jeune homme devant son ordinateur avec en arrière-plan un tableau avec des expériences scientifiques. J’ai refait la même demande et c’était un jeune homme prenant une tasse de café. Ce que je vais faire de ce pas 😉.
(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD (20241020-1 & 20241021-1))
(Illustration : Microsoft Designer suivant mes directives)
(Musique lors de l’écriture : Le Silence & Cen-ProjekT – 2024 – Dawnbreak)
1️⃣ : Dans ce texte, j’explorais la génération de textes à partir de directives ;
2️⃣ : voir le texte « Créer » et « Faire »;
3️⃣ : Le Mythe de Sisyphe, par Titien, 1548-1549 – Visible au Musée national du Prado ;
4️⃣ : Cette expression a été rendue célèbre par Rabelais avec son livre Gargantua en 1534. Il s’agit d’une métaphore qui fait allusion à quelque chose d’essentiel et de profond, tout comme la moelle osseuse qui est invisible mais indispensable ;
5️⃣ : DALL-E est un programme d’intelligence artificielle générative, capable de créer des images à partir de descriptions textuelles. Son nom est un mot-valise évoquant à la fois le robot de Pixar WALL-E et le peintre Salvador Dalí (merci Wikipedia) ;
6️⃣ : J’ai « volontairement » eu recours au verbe « influer » au lieu de « influencer ». Le verbe « influencer » signifie « exercer une influence sur l’esprit de quelqu’un ». Il est employé généralement en parlant de personnes ou de leurs comportements, de leurs décisions, de leurs opinions, …. Le verbe « influer » signifie « exercer sur une personne ou une chose, une action visant à la modifier » ;
7️⃣ : voir les textes « Et Maintenant ! Une page de publicités … spirituelles », « Je ne sais pas » (également pour le Chat de Schrödinger) ;
8️⃣ : voir le texte « Un oiseau a chanté au premier jour de la Création… » ;
9️⃣ : voir le texte « Niveaux de conscience ».

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