L’Initiation de la Porte scellée
Il existe en chaque Être HUmain un lieu secret dont l’existence est souvent ignorée ou, en tout cas, qui passe inaperçue voire même dans lequel il ne veut pas entrer. C’est un espace caché derrière les murs épais, parfois très épais, des habitudes, des certitudes, des peurs, des angoisses, même de l’oubli de Soi. L’être vit à la surface de sa propre vie, à compter les minutes, les heures, les jours, les années, à porter ce que le monde dépose sur ses épaules. Caillou après caillou, pierre après pierre, fardeau après fardeau. Tout ceci, sans savoir qu’à l’Intérieur sommeille un trésor immense. Tellement immense, tellement impensable que c’est devenu une utopie.
Ce trésor ne se trouve pas en forçant quelque chose. Ce n’est pas un coffre de banque. Il ne se trouve ni par une volonté brutale, ni par une stratégie quelconque, encore moins par la convoitise (« mon précieux ! »).
L’accès est pourtant simple en apparence. Il se fait par une Parole Juste. Une Vibration Intérieure. Un accord subtil entre ce que JE SUIS et ce que JE VIBRE. Cette « vibration » n’est pas seulement un son en tant que tel, c’est un État d’Être. Quand la Vibration est trouvée, quelque chose s’ouvre, quelque chose s’offre. Une ouverture, une fenêtre, une porte que l’on ne voyait même pas se devine dans notre inconscience.
Alors, on découvre que c’est là que nos richesses les plus grandes sont gardées, conservées presqu’entassées.
Gardées non par des monstres extérieurs comme une hydre, simplement par nos propres forces d’ombre comme les peurs anciennes, les pulsions, les colères, les déceptions, les ruptures, les attachements, les avidités, les illusions. Elles ne sont pas là pour punir, uniquement pour « tester ». Elles représentent tout ce qui, en nous, détourne l’Énergie de sa Lumière. Elles vivent dans l’obscurité et se sont appropriées le trésor comme si elles en étaient les gardiennes intemporelles.
Celle ou Celui qui entre, par « hasard » ou non, avec Présence, avec Simplicité, avec un Cœur encore Humble, peut voir sans être vu. Il prend un peu de cette richesse et ressort, transformé, sans même comprendre pourquoi. Il ne vole pas. Il se souvient. Il se souvient, comme la levée du voile de l’oubli, que ce trésor lui appartenait déjà.
Mais l’être dominé par la convoitise entre autrement. Il n’est attiré que par l’or, le reste est superflu. Il oublie la vibration qui ouvre car il n’a retenu que la promesse du gain. Son esprit s’embrouille. Il se perd dans ce qu’il voulait posséder. Et ce qui devait le libérer devient son piège. Dans le chemin intérieur, comme en alchimie d’ailleurs, les étapes ne peuvent être brulées. En alchimie, la matière dite « impure » se dissout d’elle-même.
Heureusement, fort heureusement et j’en ai déjà souvent parlé, l’Être HUmain ne chemine jamais seul. Il porte en lui un accompagnement discret, fidèle, éveillé, intuitif. Il observe quand l’ego s’agite. Il agit quand le « danger » approche. Il voit clair là où la conscience ordinaire est aveuglée. Cette Force Intérieure ne cherche ni reconnaissance ni pouvoir. D’une certaine façon, elle protège le processus de transformation. Sans elle, l’aventurier serait rapidement dévoré par ses propres ombres.
Pourtant, ceci ne consiste pas à prendre le trésor. Il s’agit de devenir digne de le porter. Peu à peu, l’obscurité cesse d’être un lieu de peur. Elle devient un lieu de gestation, un lieu de (re)naissance. Ce qui semblait extérieur se révèle intérieur. Ce qui paraissait magique devient naturel. L’Être découvre que la vraie richesse n’est pas l’or accumulé. La véritable richesse est la Porte qu’il a appris à ouvrir en lui.
(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD)
(Illustration : Image générée)
(Musique lors de l’écriture : Engels – 2026 – Engels III)
P.S. : Si toi, Âmie Lectrice, Âmi Lecteur, tu as lu ce texte avec un autre « regard » que celui du mental, tu y trouveras une similitude avec le conte « Ali Baba et les quarante voleurs ».

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