San Francisco 1️⃣

Depuis l’élection de D.T. aux états que l’on dit unis, le monde parle fort. Il parle en blocs, en frontières, en rapports de force, en taxes. En fait, il ne parle pas, il crie, il hurle, il vocifère. Les journaux, les revues de presse, les émissions spéciales, les écrans s’illuminent de chiffres, de menaces voilées, de discours qui claquent comme des portes que l’on ferme dans un accès de colère, comme si le dialogue n’était plus possible.

De plus en plus d’invectives, de segmentations, de replis, d’incompréhensions d’un monde dont on dit qu’il devient fou, insensé. Certain·e·s diront que ce sont les dernières résistances de l’ancien monde. Est-ce le cas ? Je ne sais pas.

Parfois, au milieu de ce vacarme, de cette cacophonie, je sens mon Cœur se serrer non de peur, uniquement de fatigue. Une sensation de lassitude de voir des gens se déchirer pour du pouvoir théocratique, du pouvoir dogmatique, du pouvoir de l’argent.

Alors, dans mes moments de « doute », je me souviens qu’il existe encore des petits gestes, des gestes dits minuscules qui ne figurent dans aucun traité. Des gestes sans étendard, sans drapeau,. Des signes, certes fragiles, qui sont portés non pour convaincre, simplement pour rappeler, se rappeler.

Se rappeler que la douceur peut être une vaine position. Que la lenteur peut être une résistance. Que choisir la beauté du monde, aujourd’hui, ne relève pas de l’insolence. Dans un monde qui s’arme de certitudes, je choisis d’arborer ce qui ne blesse pas. Je choisis de montrer ce qui rassemble. Une attention offerte et bienveillante. Un regard qui ne juge pas l’autre. Une parole qui n’a pas besoin d’avoir raison.

Oh ! Je sais que certain·e·s me diront que je suis un idéaliste voire un doux rêveur, que ce n’est pas sérieux, que les temps actuels exigent des murs plus hauts, des poings plus fermés. Pourtant, je sais, au fond de moi, humblement, que les époques les plus dures ont toujours eu besoin de femmes et d’hommes capables de rester ouverts quand tout invitait à se refermer.

Je n’ignore pas les fractures du monde. Je marche avec elles. En même temps, je refuse de devenir leur reflet. Alors, même aujourd’hui, au cœur des tensions, des peurs si proches parfois, des conflits lointains, j’œuvre à une révolution silencieuse. Une (r)évolution qui commence dans la manière d’accueillir, dans le courage de rester HUmain, de vivre mon HUmanité quand l’époque nous pousse à développer des stratégies parfois de survie.

Ce n’est pas une fuite. C’est un choix. C’est mon choix. C’est mon choix de rappeler, sans bruit, sans cri, que l’AMOUR n’a jamais été naïf, il est simplement patient. Que l’AMOUR est toujours Présent. Totalement et Entièrement Présent.

(Mon Essence Spirituelle)
(Michaël « Shichea » RENARD)
(Illustration : Image générée)
(Musique lors de l’écriture : Gabriel Albuquerque – 2022 – Universe)

1️⃣ : Ce texte s’est présenté à moi quand j’ai entendu la chanson « San Francisco » dans la nouvelle série « Star Trek – Starfleet Academy ». Ce n’est pas celle de Maxime Le Forestier que je connaissais, par cœur, à un certain moment de ma Vie. Ici, je parle de la chanson chantée par Scott Mckenzie et dont les paroles sont de John Philips. « San Francisco » est toujours d’actualités malgré ses 58 ans. C’est une chanson d’appel, un hymne à la Paix et à l’AMOUR, une vision Spirituelle de la Liberté, une carte postale d’un monde possible même s’il est fragile.

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