De ma Mort …

Je suis en JOIE de parler de ma Mort. « Quoi ? ». Si ! Si ! Je suis en JOIE de parler de ma Mort.

Avant d’aller plus loin dans le propos de ce texte, je vais amener ce qui m’a amené vers cette JOIE dans ma Mort. Le jour de l’écriture de ce texte, le même que celui parlant « De ma Vulnérabilité … », j’ai regardé, en replay, en différé, l’émission littéraire « La Grande Librairie ». Lors de cette émission, étaient invités, notamment, Christophe André (psychiatre et psychothérapeute français) pour son livre « s’estimer et s’oublier » et David Foenkinos (romancier, dramaturge, scénariste et réalisateur français) pour son livre « La Vie Heureuse ».

Je n’ai pas lu ces livres et je ne suis même pas certain de les lire. Ce n’est pas le sujet. Durant cette émission, Augustin Trapenard, l’animateur lit une phrase extraite du livre « La Vie Heureuse ». Cette phrase est la suivante : « On devrait même, pour aimer plus encore la vie, être mort une fois ».

Ainsi, pour moi, tout dépend ce que l’on met derrière le mot « Mort ». Et c’est pour ceci que je suis en JOIE. Suis-je déjà mort ? Oh, bien sûr, parmi mes 3418 incarnations (et non pas 3816 comme je l’avais déjà écrit précédemment), je suis mort de nombreuses fois. Le « comptage » dépend si je parle en termes de mort d’un corps ou de morts des corps. Comme je l’ai déjà indiqué, je suis un Être en transincarnation 1️⃣. Ma Conscience Supérieure s’est « divisée » ou plutôt s’est « multipliée » en huit Âmes sur ce Plan Terrestre et sur d’autres plans. Donc, ce peut être 3418 comme 23744 voire ~427, peu importe le nombre en fait.

La Mort qui me parle, ce n’est pas la mort d’un corps physique. Ce n’est pas non plus quelque chose qui se rapproche d’une expérience de mort imminente 2️⃣. Non, c’est une mort, comment dire, « psychologique », « psychique ». En fait, c’est une mort, des morts des instants que ne me concernent plus. C’est, dit d’une autre façon, laisser mourir des instants de Moi qui ne sont plus Moi. Par analogie, je dirai que c’est un peu comme les peaux mortes de mon corps qui ne me sont plus nécessaires et qui sont remplacées par une peau neuve. Même si cette peau neuve semble être « identique » à la peau morte, elle n’est pas tout à fait la même. Il y a des « changements » subtils invisibles pour les yeux et même pour des microscopes.

La Mort dont je parle c’est comme une « Mue » 3️⃣. Dans le texte du même nom, j’avais écrit que ce mot vient du latin « mutare » qui signifie « déplacer, changer, modifier ». En ancien français (je devrai écrire ‘ancien françois’) « mue » signifie « cage ». J’avais repris la citation d’un auteur anonyme au 10ème siècle avec J.C. en Inde : « De même qu’un serpent se libère de sa peau au moment de la mue, de même le soleil, au matin, se libère de la nuit ».

Et c’est bien ici l’esprit de ce texte, « voir » la mort comme une libération. Une libération de tout ce qui n’est plus nécessaire pour vivre dans la JOIE et en harmonie. Indépendamment de mes incarnations, je suis mort souvent dans ma Vie actuelle. Mes défis, mes épreuves que je nomme, dans leur globalité, mes expériences m’ont permis de mourir et de renaître non pas sous une autre forme physique plus sous une autre forme, que je nommerai, « Essence Spirituelle ».

Cependant, je reconnais que mes morts, mes expériences ont été douloureuses car j’étais dans ces périodes-là vulnérables 4️⃣. Maintenant, au-delà de cette vulnérabilité, je sais que je peux « encore » mourir plusieurs fois jusqu’à ma transition. Oui, Transition ! Car, pour moi, la mort de mon Corps n’est qu’une transition parmi d’autres transitions. Comme le disait Antoine Lavoisier : « Rien ne se perd. Rien ne se crée. Tout se transforme ». Ainsi les morts que j’ai connues ne sont que l’image de mes transformations.

Je vais même plus loin. Toutes les nuits, je meurs. Tous les matins, je revis. En fait, je suis comme « Lazare » 5️⃣. Ce que j’essaie d’exprimer c’est la mort des symboles, des certitudes, des mécanismes de défense usés, des habitudes ancrées même de la routine, parfois, oppressante qui enveloppe mon quotidien. Car, c’est dans cette transformation, cette métamorphose intérieure que se trouve la clé pour revenir, redécouvrir la Vie avec une intensité renouvelée.

J’imagine un instant que j’ai le pouvoir de laisser derrière moi les carcans, les prisons du connu, de faire taire les échos répétitifs de mes pensées, de me libérer des chaînes invisibles qui m’entravent. La mort de tous ces éléments, qui m’ont construit à différents moments de ma Vie, me permet d’aller vers une (re)naissance, comme une invitation à explorer le territoire inexploré de mon Être.

Lorsque je renonce à la sécurité illusoire de la « familiarité », j’accueille l’inconnu avec une curiosité nouvelle. C’est dans ce vide momentané, cette mort des réflexes conditionnés que l’innovation personnelle peut prendre racine. Je deviens l’architecte de ma propre évolution sculptant ainsi ma destinée à partir des cendres des schémas obsolètes.

La mort de mes mécanismes de défense est une révélation d’une vulnérabilité authentique. Se défaire des armures qui me protégeaient m’a permis de prendre le « risque » de ressentir pleinement, à AIMER sans réserve, à être ouvert aux émotions colorant même épiçant mon Existence. Sans prétention, c’est un acte de bravoure intérieure transformant la crainte de l’inconnu en une audacieuse danse avec ma Vie.

La routine quotidienne, que tellement de personnes connaissent, s’installent dans la vie comme une ombre familière éteignant, étouffant la flamme de l’enthousiasme. Je sais que la société aime ces routines. C’est plus simple de diriger une société à travers des routines plutôt qu’avait à faire avec des électrons libres. La mort de cette monotonie prévisible propulse dans un espace où chaque journée devient une toile vierge, prête à être peinte avec les couleurs des aspirations les plus profondes, les plus aimantes.

Ainsi, en mourant symboliquement intérieurement, je renais à chaque instant. Chaque moment devient une opportunité de redécouvrir la magie de mon Existence. Ma vie devient, alors, une aventure constante, une exploration sans fin car chaque mort intérieure est suivie d’une résurrection, d’une renaissance qui me projette vers de nouveaux horizons.

Dans le texte « Vivre », titre bien à propos par rapport au présent texte, j’avais écrit que ma Bienaimée et moi avions visiter la Basilique Saint-Remi à Reims. Cette visite était inattendue car la visite de la toiture de la Cathédrale de Reims n’était pas possible le jour de notre arrivée dans la ville. Beaucoup de personnes connaissent la Cathédrale, peu connaissent la Basilique Saint-Remi. Pourquoi est-ce que je fais référence à cette basilique ? Remi avant d’être « sanctifié » a baptisé Clovis. Or, qu’est-ce que le baptême ? Je l’avais « explicité » dans le texte « Une souris verte …. ». Le mot « baptême » en grec signifie « plonger », « immerger ». Être « baptisé », c’est être plongé dans l’AMOUR de Dieu (peu importe le nom). C’est vivre l’Expérience de Dieu. Quand je plonge, quand je suis immergé, c’est un peu comme pénétré dans un royaume que je ne connais pas. C’est un peu comme si je mourais pour revenir à la Vie. Être baptisé, ceci représente le passage de la mort à la vie. Je meurs au péché (« Être à coté, être séparé », Merci Judicaël) pour passer à une nouvelle vie. C’est comme un rite de passage.

Pourquoi est-ce que je parle de Saint-Remi, de Clovis, du Baptême ? J’en parle car, le jour de Noël 496, Clovis se fait baptiser en la Cathédrale de Reims par l’évêque Rémi (ou Remi). Il s’adresse à Clovis lors de son immersion dans le baptistère en lui disant : « Courbe la tête, fier Sicambre, abaisse humblement ton cou. Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré ».

Cette phrase n’était pas une simple phrase, c’était une Injonction. En d’autres termes, cette phrase est le passage à une nouvelle Vie. C’est un peu à l’image du texte « En Renoncement pour de Nouvelles Aventures » dans lequel j’avais écrit : « Le renoncement, c’est l’acceptation d’abandonner ce qui nous est le plus cher, le plus important, le plus essentiel pour notre ego et nous en remettre à une ‘valeur’ plus ‘essencielle’ (Essence-Ciel) guidée par notre Cœur Divin. Abandonner une partie de soi n’est pas réservé aux plus grands sages ».

Je peux maintenant écrire que « La Mort, c’est l’acceptation d’abandonner ce qui nous est le plus cher, le plus important, le plus essentiel pour notre ego et nous en remettre à une ‘valeur’ plus ‘essentielle’ (Essence-Ciel) guidée par notre Cœur Divin. Ainsi je suis en JOIE tous les jours d’être dans une nouvelle Vie chaque jour ».

(Michaël « Shichea » RENARD (20240118-2))

(Art Numérique : Bing Creator suivant mes directives)

(Musique lors de l’écriture : Auraphoenix – 2024 – First Rays In The Dark)

P.S. : Merci à mon Frère Léon pour « Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré« 

1️⃣ : voir les textes « La Ligne Directe ? », « Couple sacré – Sacré couple » et « Créateurs – Créatrices« 

2️⃣ : voir le texte « Ma Singularité ou L’Horizon de mes Événements »

3️⃣ : voir le texte « La Mue »

4️⃣ :  voir le texte « De ma Vulnérabilité »

5️⃣ :  voir le texte « Lazare »

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