Sapere Aude
« Sapere Aude » ou « Sapere Aude ! » est une locution latine à l’origine empruntée à Horace (Épîtres, I, 2, 40) signifiant littéralement « Ose savoir ! ». Cette injonction est plus couramment traduite par « Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! » ou « Ose penser par toi-même » et est connue pour être la devise des Lumières selon Emmanuel Kant (merci Wikipedia).
Quand il est dit « injonction », tout ceci m’appelle. Eh oui, je fais référence aux textes « Ex Opere Operato ». Mais le propos de ce texte n’est pas sur l’injonction proprement dite. C’est plus « Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! » ou « Ose penser par toi-même ». Pourquoi ceci me paraît « important ». J’écris des textes, beaucoup de textes même si je ne publie plus tous les jours de ma semaine. C’est « volontaire » de ma part car « j’estime » que mes textes sont denses, de plus en plus denses. Cette densité me paraît parfois difficile à accepter lors d’une lecture.
Moi-même quand je me relis après avoir écrit ou quand je me relis avant la publication, je constate que certains éléments me parlent plus que d’autres. Cependant, j’ai fait le choix de ne « presque » rien modifier. Les modifications sont plus sur l’orthographe, rarement, très rarement sur le sens, sur la formulation des mots ou des phrases. J’ai pris le parti que si les textes viennent comme ceci, c’est qu’ils sont à publier. J’en avais déjà parlé.
Pourquoi est-ce important ce « Sapere aude ! » ? Justement, en écrivant j’écoute une canalisation de Lady Kuan Yin via Sylvain Didelot. Oui, je sais écrire et écouter. Une canalisation, c’est comme une symphonie des mots. Comme quoi, pas de « hasard ». Le passage est « Avoir de la stabilité. Une stabilité émotionnelle, une stabilité physique, une stabilité mentale. Cette stabilité, vous ne pourrez pas l’avoir si vous restez sous influence, sous influence de ce que ce monde – je parle du monde médiatique avec vos mots – essaie de vous faire passer comme informations ».
Je comprends le sens du « monde médiatique » qu’elle a voulu indiquer. Ce monde médiatique sont les informations reçues par les canaux télévisés, radiodiffusés ou même via les réseaux sociaux. Alors, est-ce que mes textes font partie du « monde médiatique » ? Je dirai que Oui dans une certaine mesure. Comme je l’ai déjà écrit, je n’ai pas l’audience des autres médias et c’est aussi bien ainsi.
En fait, je ne suis personne. C’est étrange de l’écrire ainsi car je peux entendre le « suis » du verbe « être » et du verbe « suivre ». Je reformule pour mieux faire « comprendre » : « Prends ce qui doit être pris, mais ne suis personne ». C’est donc bien le verbe « suivre » que j’ai utilisé. Ce qui va suivre n’est pas un jugement simplement amener à une prise de Conscience. Donc, je vais l’écrire comme je le fais depuis quelques temps, en utilisant le « Je ».
Lorsque je me laisse emporter par le chemin de quelqu’un, par le sillage qu’il laisse, il peut y avoir une ombre « d’appréhension » commençant à m’interpeller voire à me hanter. Si je m’enchaîne à des pas étrangers, je suis, quelque part, « obligé » de détourner le regard de Moi-même. C’est dans cette dépendance que naît la peur. Si ! Si ! La dépendance engendre la peur. En étant dépendant, je crée de l’attachement. Que se passe-t-il quand cette dépendance, cet attachement n’est plus ? Généralement, je suis désorienté voire perdu. Cependant, cette dépendance n’existe, à mon sens, que dans un niveau de conscience 1️⃣ , celui de l’ego, du « physique ».
Ainsi, dit d’une autre façon, le « suivi » me condamne à une perpétuelle quête extérieure, une quête de validation, d’approbation, de direction. Cependant, les guides qu’ils soient terrestres voire subtils (des guides de l’ombre, çà existe aussi) que je suis peuvent eux-mêmes être égarés dans l’obscurité. Ainsi, je renonce au sentier qui m’a été tracé par d’autres. Je laisse, j’abandonne la carte car elle est toujours le tracé d’un autre.
Si je me sens rejeté, je laisse cette sensation m’envahir. Si la solitude me serre le cœur, alors, je plonge en elle. J’explore mes profondeurs, mes abysses. Je danse avec mes rythmes sacrés. Je respire avec la Vie car, dans le souffle, je trouve la montée et la descente, l’inspiration et l’expiration, c’est la pulsation de la vie.
J’oublie les pas imposés et je me connecte à la danse de mes propres pieds quand ils touchent la terre. Je ressens les sensations traversant mon corps. C’est dans le silence, au-delà du brouhaha extérieur, que résonne la véritable mélodie de l’Existence comme un appel du Cœur.
J’avais déjà écrit sur la solitude dans le texte « De ma solitude », ma puissance réside en elle. Je l’explore avec Conscience et Confiance. C’est une Connexion à la Terre que nulle influence extérieure ne peut briser. Même si mon chemin semble semé d’embûches, je laisse résonner ma voix avec une musique éclatante. Car c’est dans cette authentique solitude que je trouve la force, la sérénité, la Paix et l’Essence même de QUI JE SUIS (à propos d’Essence, voir le texte « L’Homme est-il condamné à Être Libre ? »).
Est-ce que ce que je viens d’écrire indiquerait qu’il n’est plus nécessaire de lire ce que j’écris ? C’est le choix du lecteur, de la lectrice. J’exprime simplement le fait de ne pas être dans la dépendance, dans l’attachement de ce que j’écris.Dans le texte « Je suis un autre » faisant référence à ce que Arthur Rimbaud a dit : « Je est un autre », j’écrivais que « Quand tu suis quelqu’un, tu n’es plus qui tu es. Quand je suis quelqu’un, je ne suis plus qui je suis ».
Et puis, je me souviens de ce que Judicaël m’avait dit, il y a plus de 20 ans : « Je ne suis point infaillible ». Le deuxième jour de l’écriture de ce texte, j’ai réécouté certains passages de cette canalisation. Et ceci fait lien avec ce que je viens d’écrire. Il avait ajouté « Pour que tu ne gobes point tout, ce qui t’est dit, que ce soit de moi-même ou d’autres. Et que tu l’illumines de ta propre lumière et le choisisses dans ta Conscience d’Être de Lumière ». Et ce qui suit est ce qui me parle le plus, par rapport à l’écriture de ce texte : « Alors que si tu remets ton Pouvoir à qui que ce soit, à ce moment-là, quand celui, celle, le livre, l’écrit, peu importe, t’a dit ou fait lire quelque chose, tu chutes et eux chutent aussi. Mais le plus douloureux est bien pour toi. Et le doute est un serment qui t’aidé à découvrir ce qui te convient, à choisir quitte à changer d’idées plus tard de tout temps. Comprends-tu ? Suis-je clair ? »
Quand j’ai entendu ces phrases, je les ai reformulées ainsi : « Si tout ce que l’on m’a montré, conseillé depuis un certain temps, c’est pour que je puisse aussi faire mon propre chemin sur ce que j’ai lu ou entendu. Mais si ces personnes-là n’avaient pas été là, à ce moment-là pour me conseiller, je n’aurais peut-être pas découvert autre chose ». Et sa réponse a été : « Certes ! Mais ces personnes-là ont été là et d’autres seront là et d’autres évènements seront là parce que toi tu les as mis sur ton chemin. Toi ! ». En d’autres termes, tout ce qui est sur mon chemin est ce que j’ai choisi d’y mettre, d’y vivre, d’y expérimenter. Et aussi que les autres ont accepté d’y être. Et que moi-même je suis placé et que j’ai accepté d’être sur le chemin d’autres.
Et c’est bien ici l’esprit de ce texte. C’est d’avoir le courage de me servir de mon propre entendement, d’oser penser par soi-même. Il est souvent plus « facile » de remettre ma « propre liberté » dans les mains de quelqu’un d’autre car « être libre » peut être « difficile ». Quand j’écris « être libre », c’est de faire ses propres choix, ses propres expériences et d’être confrontés autant à ses propres « réussites » qu’à ses propres « échecs ». C’est un peu comme un prisonnier qui a été « bercé », « protégé », « encadré » dans une prison et qui, le jour de sa sortie, se retrouve à l’air libre. Ces mots « air libre » sont choisis, à escient, car c’est l’impression, l’air d’être libre alors qu’il reste « enfermé » non pas dans une prison physique mais dans une « prison intérieure ».
Dans beaucoup de pays, dans beaucoup de régions, les personnes ont oublié de penser par eux-mêmes. L’état, la régence, la dictature même mon propre pays poussent à ce que les personnes ne pensent plus par eux-mêmes. Certains médias sont aussi créés pour ceci. Ces médias donnent un narratif ne reflétant plus la « réalité » du monde mais une « réalité » déformée. Et c’est bien ce que se passe actuellement, beaucoup de personnes se rebellent, parfois, au prix de leur Vie pour dévoiler cette « réalité » déformée. Durant cette nouvelle période, que beaucoup appellent « la tempête », je préfère parler du « chaos » comme étant la période de la Révélation. Pas seulement la révélation du monde qui m’entoure, c’est aussi et surtout ma Propre Révélation.
En réécoutant une partie de la canalisation que j’ai retranscrite, tout était déjà ici pour me révéler à moi-même. J’aurais pu le faire, il y a plus de 20 ans et, en même temps, c’est seulement maintenant que Ses mots résonnent en moi. Il y a deux ans, j’ai vécu mon propre « chaos », ma propre Révélation et je découvre, de jour en jour, encore plus de él-aimants. Certains sont plus « faciles » à intégrer, d’autres moins. Mon chemin n’est pas « encore » terminé car j’ai choisi de rester sur ce Plan pour aider, Aider et Aimer.
Et comme je l’écris souvent, je ne parle que de mon expérience. Celle de la lectrice, celle du lecteur est entièrement dépendant d’elle ou de lui.
(Michaël « Shichea » RENARD (20240104-1 & 20240108-1))
(Art Numérique : Bing Creator suivant mes directives)
(Musique lors de l’écriture : The Laconic – 2024 – Time and Tide)
1️⃣ : voir le texte « Niveaux de conscience »

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